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Damso, de Bruxelles les bains à Paris-Bercy

Il l’a fait !

Ce n’est pas parce qu’un joueur gagne un trophée chaque année qu’il faut arrêter de l’applaudir lorsqu’il en soulève un nouveau. Et les trophées, le Dems les collectionne. D’abord, le succès d’estime, ensuite les certifications. Aujourd’hui, il a remporté une victoire symbolique : celle de remplir la mythique salle de Paris-Bercy ! 

Quatre années séparent sa première scène – filmée du moins – à Bruxelles les bains avec son groupe OPG, et celle de l’AccorHotels Arena – on va dire Bercy, c’est plus simple -. Quatre années pour passer de jeune talent prometteur à ce qu’il se fait de mieux dans le rap francophone. Et en quatre années, rien ne s’est perdu, rien ne s’est créé, tout s’est transformé.

Son flow qui nécessite trois poumons qu’il démontre sur Feu de bois aujourd’hui, il l’avait déjà à l’époque ! Il faisait déjà perdre le souffle à son public lorsqu’il débitait je ne sais combien de mesures de Publie Partage Promo sans donner l’impression d’avoir besoin de respirer.

Au niveau du live, sa carrure imposante n’a pas disparu. Il l’utilise mieux. Il aura transformé un simple show basé sur l’énergie des textes et de son crew en véritable expérience scénique, pouvant s’appuyer sur des jeux de lumières et l’apport de son DJ, le charismatique et “arrogant” Ritchie Santos.

Ce que Damso construit, c’est plus qu’une carrière.

Damso au festival Couleur Café l’été dernier.

Celui qui est passé de “gosse de riche à la rue” (Smog – Lithopédion) a surtout transformé, grâce à sa plume, son travail, sa détermination et son équipe, des nuits à la belle étoile en hôtel 5 étoiles et un public de quelques centaines de personnes à un parterre de 20.000 supporters devant lui, levant le “Vie” comme un seul homme.

Ce que Damso construit, c’est plus qu’une carrière. C’est une preuve. Celle qu’on peut littéralement toucher le fond et rebondir pour se lancer dans une ascension rarement vue, en Belgique comme en France. Et c’est loin d’être terminé !

ÉCRIT PAR GANDHI « RIFA » LOKONDO, ASSISTÉ PAR LEOPOLD DARCHEVILLE – PHOTOS DE INES BOUSBIA
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